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« Des milliers d’infrastructures menacées » : pourquoi le climat préoccupe les stratèges du business et de l’armée

Press review Challenges

L’Edhec a réuni avec Challenges des experts du business, de la finance et de l’armée. Nombre d’infrastructures stratégiques sont menacées par le réchauffement climatique, comme l’aéroport de Nice.


« Des milliers d’infrastructures menacées » : pourquoi le climat préoccupe les stratèges du business et de l’armée

L’Edhec a réuni avec Challenges des experts du business, de la finance et de l’armée. Nombre d’infrastructures stratégiques sont menacées par le réchauffement climatique, comme l’aéroport de Nice.

Militaires, étudiants, dirigeants d’entreprise et experts sont réunis, en partenariat avec Challenges, sur le campus parisien de l’Edhec, une école de management qui a mis sur pied une chaire de géopolitique et de stratégie d’entreprise avec le général Luc de Rancourt. Après Thomas Buberl (Axa) l’an dernier, c’est le chef d’état-major de l’aviation et de l’espace, Jérôme Bellanger, qui ce 19 mai s’est prêté au jeu des questions-réponses après son exposé. Un exercice de transparence inhabituel pour un homme qui a auparavant commandé les Forces aériennes stratégiques, qui portent le feu nucléaire.

Après avoir décrit l’état de « sidération » dans lequel se trouvent les Européens face au « retour des empires » – y compris l’américain –, le général nous promet un « réveil difficile » et en appelle à l’union avec nos partenaires, dans la foulée de la coalition des volontaires mise sur pied pour soutenir l’Ukraine. (...)

L’exemple de l’aéroport de Nice

Challenges animait donc une table ronde intitulée : « Un futur sous tension : comment bâtir une énergie résiliente et souveraine. » Camille Angué, qui dirige l’Edhec Climate Institute, un peu dans la lignée de l’exemple de la base de Tampa, s’est penchée sur le cas de l’aéroport international de Nice, a proximité d’un des campus de l’école.

« Une infrastructure, qui est fortement exposée aux risques climatiques notamment de submersion et crues ». Et de démontrer que ces risques ont un impact direct sur la valeur des actifs avec la hausse du coût du financement, de possibles pertes d’exploitation et des besoins massifs d’investissements d’adaptation.

Les ports, réseaux électriques, aéroports ou installations stratégiques ne sont pas conçus pour le climat du XXIe siècle

Une étude du Climate Institute présentée en marge de ce colloque permet de quantifier le phénomène : « Les infrastructures critiques sont déjà en première ligne du choc climatique. Dans un scénario de réchauffement élevé, les investisseurs en infrastructures pourraient subir jusqu’à 600 milliards de dollars de pertes d’ici à 2050, et leurs portefeuilles les plus fortement exposés perdre plus de 50 % de leur valeur. Derrière ces projections se dessine une vulnérabilité majeure : ports, réseaux électriques, aéroports, installations stratégiques ont été conçus pour le climat du XXe mais devront affronter le climat du XXIe siècle. »

https://www.challenges.fr/entreprise/green-economie/des-milliers-dinfrastructur… 2026